05 septembre 2006
Tu ouvres la cage
Tu traverses, ombre de l'ombre projetée, l'autre en toi qui dit la mort étreint la vie.
L'écart t'apprend.
A bord d'être, une main ajoute son geste et la pierre à vif s'anime, se veine au parcours du sang.
Le désir vertical ou horizontal se miniaturise en ta poitrine.
Tu ouvres la cage : il sera toujours l'heure de, plus tard, plus tard, ton corps défie. Il sait le poids, laisse aller la douleur. Collines et lac la portent comme paume qui s'appesantit.
Leurs courbes répondent à tes courbes – précieux intime.
Sylvie Fabre G
Corps subtil, extraits


