06 septembre 2006
Nue effacée ensommeillée
"Nue effacée ensommeillée" puisque ainsi commence le poème que je lisais
m'abandonnant à la tendresse d'un cocktail de temps renversée sur une page
levée d'aurore en intérieur du mot amour.
C'est une peau de mots secrets pour vêtir les regards
où de longs doigts murmurent le trouble d'un espace
en cherchant à ancrer les fragiles horizons d'un désir alangui.
Sourires brûlant sur la gamme des pensées chantant semant au vent solaire les frêles
chimères des rives égarées en fusions suspendues d'un manège dé-tournant le passé.
Fraîche nacrée ébouriffée, orangée rose bleuissante
Je chiffonne un peu l'apesanteur et frissonne lorsque tes doigts me touchent bouche
de l'ultime écho aux lèvres abordées
Fleurie, confuse, caressante
à l'intérieur du mot amour dont nous cueillons les rêves.
Evelyne

