08 septembre 2006
Dans ma prison sans murs
Libertad
Dans ma prison sans murs
j'assassinais les heures,
ignorant tes promesses
je contemplais la vie entre des grilles aveugles
tissées de certitudes,
je griffais ton sourire et je mordais ta chair
croyant te posséder.
Le remugle dérisoire des eaux mortes du cœur
me remontait aux lèvres
et je dérivais, ivre de solitude
dans ce désert acide
où ton rêve-mirage tatoué sur mon néant
attisait mes blessures.
Sisyphe ressuscité, je n'étais qu'une esclave
au sang figé d'orgueil.
Catherine Lange

