23 septembre 2006
Ce serait un jour
L’embellie
Ce serait un jour
De septembre et de splendeur
J’aurais déjà vécu quatre vies
Sans te croiser
Comme une feuille d’automne
Ivre de couleurs
Tu atterrirais libre inéluctable
Au coeur de mon histoire
Je plongerais mes doigts
Dans la peau profonde de ton eau
Pour toucher sous le sable
Les racines indemnes du bonheur
Sentir trembler le désir
Sous le limon morne du temps
Pétrir jusqu’au feu le galet
De si loin poli par l’attente
Élaine Audet,
La plénitude et la limite,
Montréal, éditions Sisyphe

