"Elles à Elles"

Le Plaisir de l'Oeil, celui des Mots, le Sensuel, le Sexuel des Filles de Sappho, leurs Engagements. Voici la substance d' Elles à Elles"

18 mai 2008

Nicole Saxo à l'O'KUBI

Nicole Saxo à l'O'KUBI




J'ai le plaisir de vous annoncer que Nicole Saxo se produira à

à l'O'KUBI le 28 mai 2008 dès 19h30 :


219 Rue St Maur, 75010 Paris, Métro Goncourt, Belleville, Colonel Fabien.


Cette saxophoniste militante vous invite à découvrir son univers autour des
grands standards du jazz et du blues et de ses improvisations au son chaleureux et velouté.
Vous avez peut-être eu la chance de partager son swing
à Cineffable, n'hésitez pas à vous laisser entraîner de nouveau...



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09 mai 2008

Ton plaisir a le goût

La bête



Nous pencherons sur toi notre corps et notre âme,
Bouche intime, nudité de la nudité,
Tendre et mystérieux repli de la beauté,
Rose coquille où vit la passion des femmes !

Lorsque, pour t'adorer, nous plions le genou,
L'odeur de tout l'amour exalte nos narines,
Et, sous notre baiser, ton plaisir a le goût
De goémons mouillés et des bêtes marines,

Toi de chair délicate et crue, étrange cœur
Du monde, rétractile et secrète gencive,
Bête terrible, bête au guet, bête lascive,
Bête éternelle, - O joie !... O douleur !... O douceur !...


Lucie Delarue






Auteur inconnu

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06 mai 2008

Je veux te prendre !

Furieusement


Je veux te prendre, toi que je tiens haletante
Contre mes seins, les yeux de noirs de consentement ;
Je veux te posséder comme un amant,
Je veux te prendre jusqu'au coeur !...Je veux te prendre !...

Ah ! rouler ma nudité sur ta nudité,
Te fixer, te dévorer les yeux jusqu'à l'âme,
Te vouloir, te vouloir !... Et n'être qu'une femme
Sur le bord défendu de la félicité !...

Et m'assouvir d'une possession ingrate
Qui voudrait te combler, t'atteindre, t'éventrer,
Et qui n'est rien qu'un geste vain d'ongle fardé
Fouillant de loin ta chair profonde et délicate !...


Lucie Delarue





Auteur inconnu


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Sandokan

Lesbos



Sandokan

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05 mai 2008

Hélène Khoury

Hélène Khoury









Source: http://helenekhoury.exto.nl

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Elle sait elle se souvient

EN AMONT DE L’ATTENTE


Elle sait elle se souvient

la rencontre le moment du
premier baiser
la montée de
l’absence en
elle
jubilation les yeux fermés
l’ascension lente
sans secousse
autre que celle
de l’émoi

elle sait elle se souvient

la porte qui s’ouvre longue
sur les résistances
ombre jetée à claire-voie
sur le lit brun
l’éclaboussement de lumière
colonnes blanches fronton cariatides
rideaux tirés sur leur désir
étreinte douce haleines tièdes
hors entrave hors
du temps

elle voit elle se souvient

les vêtements en chute lente
roulés en
joyeux pêle-mêle
elle d’abord elle ensuite
ailes jointes à même le jour
défait de ses habitudes
délié de ses formes
assise couchée dépliée bras et jambes
corps tapis dans la plainte du temps
le temps de se souvenir que l’autre
existe loin sous la peau à même
le flux et le reflux des jours
dans les avers de la mémoire
en amont de l’attente

elle voit elle sait elle sent
elle se souvient
se tait

Angèle Paoli
D.R. Texte angèlepaoli



Source: http://terresdefemmes.blogs.com





Auteur inconnu

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01 mai 2008

Des étangs qui s’expriment

Ces yeux...




Ces yeux, où la prunelle monte la garde
pour protéger le visage contre l’indiscrétion
malveillante et la curiosité qui s’agriffe...
Ces flots mouvants qui ondulent
entre le bord des paupières
et l’extrémité des cils,
comme ceux des étangs qui s’expriment
par le murmure des vagues
et des peupliers alentour.
Les yeux... Ne sont-ils pas pour toi
un objet de stupéfaction ?
Les yeux couleur de cendre, avec leurs rêves,
les yeux couleur de ciel,
avec leurs illuminations,
les yeux couleur de miel, avec leurs friandises,
les yeux couleur du café,
avec leur force attirante,
les yeux qui recueillent avec soin
la force et la douceur contenues
dans tout ce qui les entoure.
Tous les yeux,
ceux qui te rappellent
la limpidité du ciel,
et ceux où fait halte et se repose
la profondeur des mers,
ceux qui te montrent en eux
les déserts et leurs mirages,
ceux qui te transportent en rêve
dans un royaume éthéré
fait tout entier de beauté,
ceux dans lesquels passent des nuages
zébrés d’éclairs, chargés de pluie,
ceux dont ton regard ne peut se détacher
sans chercher aussitôt où se trouve
le grain de beauté sur la joue,
les yeux étroits, arrondis, les yeux
en forme d’amande allongée,
ceux qui s’enfoncent dans leur orbite
à force d’approfondir les mots
et de réfléchir leur sens,
ceux dont la vision est vaste
et le mouvement retenu,
ceux dont les paupières couvent la flamme
d’un mouvement calme,
comme déploient leurs ailes
les oiseaux blancs des lacs du Nord,
ceux dont les langues de feu vertes
tournoient comme autant de vrilles
prêtes à s’enfoncer
dans les cœurs fascinés,
et d’autres, d’autres, d’autres encore.
Les yeux qui s’émeuvent,
les yeux qui méditent,
les yeux qui savourent,
les yeux qui cèdent à la pitié,
et ceux où établissent leur camp de guerre
haines secrètes et colères,
et ceux dont les eaux troublent multiplient
les secrets...
Lève-toi, va vers ton miroir,
penche-toi sur ces deux lacs pleins de sortilèges.
Les avais-tu seulement étudiés
avant ce jour ?...
Si tu veux me connaître,
moi, l’inconnue,
observe donc mieux tes prunelles.
Ton regard me retrouvera, malgré toi,
dans ton regard.

Mayy ZIYADA
La poésie arabe, anthologie, Éd. Phébus.

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Au bord de mes paupières

Joies singulières


Elle est le rossignol en habit de lumière,
Dont l’exquise chanson imprégnée de gaieté
Enflamme prestement la grisâtre cité
Où s’écoule ma vie aux peines coutumières.

Elle est l’aile du vent, qui chasse la poussière
De mon cœur envahi de désirs avortés
Pour tracer un chemin d’ardentes voluptés,
Où brillent les diamants de ses yeux incendiaires.

Elle est le frais bouquet du premier jour d’été,
Prophète du plaisir, zélé à m’envoûter
Afin que je renonce à ma pudeur altière.

Elle est le papillon du jardin enchanté,
Qui vient danser le soir au bord de mes paupières
Un ballet liminaire à nos joies singulières.


Patricia GUENO
Nuits urbaines, Éd. Du Vent des Rives.






Auteur inconnu

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Belles d'antan

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