"Elles à Elles"

Le Plaisir de l'Oeil, celui des Mots, le Sensuel, le Sexuel des Filles de Sappho, leurs Engagements. Voici la substance d' Elles à Elles"

13 décembre 2008

De la main gauche

Catherine Ribeiro

De la main gauche

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05 juin 2008

Chez Moune




Situé rue de Pigalle, Chez Moune est le premier et le plus ancien cabaret lesbien. Fondé en 1936 à l’époque où le quartier était déjà un lieu de tolérance pour les homosexuels. Aujourd’hui, devanture classée historique, vous êtes accueillies par un personnel féminin, au beau milieu d’un décor Art-déco avec des représentations de Mucha.

Lumière feutrée dans les tons rouges.




.........



Chez Moune c'est SPECTACLE CABARET avec Transformiste, Ventriloque, Danseuse, Chanteuse, Strip.





Johanne, notre Dj et chanteuse préférée...




Et DISCOTHEQUE variée.... Disco + Funk + Latino + Dancefloor + RnB + Cubain + NewWave + Années80 + Pop + Rock + Slows




Ouvert du Mardi au Vendredi aux filles & garçons ... 22h30 à l'aube.



Tous les Samedis aux filles seulement .... 22h30 à l'aube.

Le samedi est exclusivement féminin.







Cet endroit vaut vraiment le déplacement. L'ambiance y est très chaleureuse, parfois survoltée ;-), mais surtout cocoon. Je ne connais encore personne qui soit revenue déçue de ces soirées filles.

Si vous souhaitez que ces soirées continuent à exister, rejoignez toute l'équipe de Chez Moune ces deux prochains week-ends...



Le 7 juin Soirée Seventies réservé aux filles


Le 14 juin On the Dancefloor réservé aux filles



Adresse : 54, rue Pigalle, 75009 Paris
Tel. : 01 45 26 64 64
Mail :
chezmoune@hotmail.fr

MÉTRO: Pigalle-Lignes 2-12BUS: Lignes 30-54-67NOCTILIEN: N01-N02PARKINGS: St Georges, 20, Rue Clauzel 75009 ParisTrinité, 10, Rue Pigalle 75009 Paris Anvers, 41, Boulevard Rochechouart 75009 Paris

Site : http://www.chez-moune.com/
Blog : http://www.myspace.com/johannemoune



Source: http://www.gouts-doux.fr/annonces.html

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25 mars 2008

Gorgone, artiste peintre

Gorgone, artiste peintre


Je vous invite à prendre le temps de découvrir l'univers artistique de GORGONE,
une artiste peintre qui se plaît à explorer l'espace du corps féminin, féministe et lesbien.

Ses oeuvres seront prochainement exposées aux Jacasses :
des peintures, des encres et des sanguines qui se pensent au coeur d'une anatomie politique.
Il ne vous reste plus qu'à partir à la recherche du sens, des sens, entre le trait et l'émotion
.


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18 octobre 2007

J'aime beaucoup...

Pura Fé





Pour l'écouter...

http://www.myspace.com/purafe



Nouvel album HOLD THE RAIN



Le Rouge et le Noir sur fond Blues !

Pura Fe’ est une artiste du label américain Music Maker. Trois de ses titres étaient présents dans l’album « MUSIC MAKER – The Lost And Last Blues Survivors » qui a reçu de multiples récompenses (Prix de l’académie du jazz 2005 – Choc Jazzman 2005…). Elle figurait également dans le sampler Dixiefrog du 20ème anniversaire en deuxième titre entre Eric Bibb (qui l’apprécie beaucoup et qui aimerait écrire pour elle) et Taj Mahal qui dit d’elle « Entre sa voix céleste et son sens du rythme, voici une chanteuse qui transcende les siècles en portant le message de nos ancêtres, qui ont planté cette graine magnifique, et dont le fruit est une musique puissante. » Pura Fe’ (« foi pure » en espagnol) a été baptisée ainsi par son père, chanteur d’origine portoricaine. Elle est née en 1959 à New York et a été élevée par sa mère, indienne Tuscarora (mêlée de sang noir et irlandais, expérience commune à un grand nombre de tribus du Sud et de l’Est qui ont également subi l’esclavage et la déportation), cantatrice de formation classique et qui chanta au sein du Duke Ellington Orchestra.

Chanteuse/auteur/compositeur, poète, danseuse, actrice, enseignante et militante, Pura Fe’ est l’un des membres fondateurs du célèbre trio vocal amerindien Ulali qu’elle a quitté récemment pour mener une carrière solo. « Tuscarora Nation Blues » est un mariage heureux entre Blues, Musique Traditionnelle Indienne de Caroline du Nord et Folk Song. Il émane de ce premier album un parfum de simplicité, d’authenticité et de dignité, presque de spiritualité. La voix pleine d’émotion de PURA FE’ et son jeu de guitare acoustique lap steel (guitare slide jouée à plat sur les genoux) nous transmet le message ancestral du Monde Indigène et nous raconte comment l’histoire unit les noirs et les indiens dans le Sud : « Ma nation a été systématiquement dédaignée. La plupart des gens ignorent complètement notre contribution au développement de la culture du sud des Etats-Unis. Les formes les plus anciennes du Blues sont originaires d’Afrique mais également du continent américain. On les trouve encore dans les chants et les danses traditionnelles des communautés amerindiennes des Nations Tribales du Sud-Est. Les « Stomp Dances » et leurs chants préexistaient à l’arrivée des européens et des africains, et annonçaient déjà le mouvement et les modulations du Blues. De même, les gammes et les rythmes shuffle que l’on y trouve sont identiques à ceux du Blues.

Les esclaves noirs en fuite (les « marrons ») ont trouvé aide et réconfort chez les Indiens et circulaient d’une réserve à une autre pour tenter de gagner le Canada. Des liens profonds furent alors tissés socialement et musicalement et beaucoup d’artistes contemporains revendiquent à juste titre cette double appartenance : Charlie Patton (le premier roi du Delta était un indien Choctaw), Duke Ellington, Jimi Hendrix, Little Richard, Tina Turner, Muddy Waters, Chaka Kahn, Don Cherry, Charles Mingus, The Neville Brothers, Taj Mahal, Thelonious Monk (parent de ma mère) et bien d’autres… Beaucoup de musiciens voient les origines du Blues dans leur héritage africain sans se douter de la mixité de ces origines à la fois ethniques et musicales, et sans connaître l’importance de la contribution amerindienne à la musique. La culture des tribus du Sud-Est a été incorporée dans la culture afro-americaine à un tel point qu’il est difficile de les séparer. Indiens et Africains travaillaient côte à côte, et leurs modes de vie respectifs se perdaient sous le joug colonial. Tous les Indiens de l’est du Mississippi furent déportés vers l’ouest et le nord, ou vendus comme esclaves. Les seuls survivant furent ceux qui se cachèrent et abandonnèrent leur identité tribale.

C’est ma passion pour mon histoire et mon peuple, et le fait que j’étais consciente de ma triple hérédité maternelle, Tuscarora, Nigérienne et Irlandaise, qui m’a donné envie d’en savoir plus. Il faut que cette histoire soit contée… Hallelujah… pour le Rouge et le Noir sur fond Blues ! »

Source:
http://www.bluesweb.com

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11 octobre 2006

Françoise TCHARTILOGLOU

Françoise TCHARTILOGLOU



La peintre

PLENITUDE
Huile sur toile
73x60






SYMPHONIE DE COULEURS
Huile sur toile
65x54



Voir ses oeuvres sur son site:
http://www.tchartiloglou.com
en lien permanent sur ce blog

Pour la peinture :

- 1987 Prix Claude Tournay XXVIIè Salon d’Art - Mantes-la-jolie

- 1998 et 2002 Prix Bosco TATSUYA HIRATA (mention très honorable)

- 2000 Prix Aart’s Masters - New-York

- 2005 Prix du Public Galerie Thuillier – Paris

Nombreuses expositions à Paris, région parisienne et à l’étranger

Rendez-vous au
Grand Marché d'Art Contemporain-GMAC
PARIS-BASTILLE
Du 31/10/2006 au 05/11/2006
11H-19H

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15 mars 2006

Je l'ai rencontrée

Premier Baiser





Je l'ai rencontrée à la bibliothèque de la rue Buffon, en face du jardin des plantes. Je cherchais à cette époque à compléter une bibliographie déjà bien fournie sur Saint John Perse et le fonds littéraire de la bibliothèque municipale offrait des choses intéressantes à lire.
Elle était au rayon des romans, étiquetés en violets (pourquoi ce détail me revient-il avec autant de netteté ?). Elle n'était pas plus grande que moi, les cheveux châtains, longs, dénoués sur les épaules. Elle n'était pas très épaisse non plus me semble-t-il et portait une jupe avec une veste au tissage coloré, compliqué, vaguement exotique, je ne sais. C'était joli sur elle.

Au détour d'une allée, nous avons échangé un sourire, puis nous nous sommes retrouvées à la banque (quel mot affreux pour une bibliothèque) de prêt, chacune avec nos trois bouquins réglementaires.
Je suis passée la première. Bonjour Madame, merci, à la bibliothécaire.

Elle m'a rejointe dans l'escalier. Il y avait trois étages à descendre.
"Vous aimez Saint John Perse ? Moi aussi, vous savez. Après l'avoir lu, quelque chose avait changé en moi."
Quel étrange aveu, à moi, si inconnue !
Elle était plus âgée que moi. A ses yeux, le sourire dessinait de très fines pattes d'oie à peine marquées, juste pour éclairer ses yeux noirs.

Je ne savais trop quoi répondre à cette confidence qui me prenait de court. A moi aussi Saint John Perse avait appris quelque chose, si l'on peut dire, mais avais-je envie d'en parler ? Je n'en étais pas sûre. Comprit-elle mon hésitation ? Elle rit d'un rire léger, gentil, pas du tout gêné, avec l'élégance d'une personne qui ne veut pas insister. Mais elle semblait contente de m'avoir un peu bousculée.
Comment résister ? Oui j'aimais Saint John Perse, et Senghor et Pessoa et je trouvais sa remarque bien surprenante.
Nous étions maintenant dehors.
"Où allez-vous ? Vous prenez par le jardin ?" Oui, je passais par là.
Nous avons donc continué ensemble en parlant sans érudition des poètes que nous aimions, avec ce détachement feint de ceux qui, au-delà du plaisir, ont découvert des gouffres qu'ils ne peuvent dire.

Elle avait une voix un peu sourde. Si on l'avait écoutée sans la voir, on l'aurait sans doute trouvée plus retenue, réservée même. Mais ses mains parlaient avec sa voix et tout son corps semblait épouser les méandres de sa parole. Ce n'était pas gesticuler. Simplement, elle faisait bouger l'espace autour d'elle avec le sens de ce qu'elle disait. Quelque chose comme ça.
C'était drôle d'échanger ces mots anodins sur des sujets bien importants à mes yeux (après tout, n'étais-je pas une étudiante ?). A priori, je leur aurais consacré plus de sérieux.

Avec cette totale inconnue, ça n'avait rien d'incongru et je dévoilais des sentiments de lecture parmi les plus intimes.
Nous faisions quelques pas et nous nous arrêtions quelques secondes, puis nous recommencions histoire de ne pas avancer trop vite. Mais nous avons fini, malgré nos efforts de lenteur, par arriver au carrefour de nos chemins.

C'était entre les quatre cerisiers du Japon, au milieu des plates-bandes de pensées. Ils n'étaient pas en fleur, c'était l'hiver. J'allais vers Austerlitz, elle, vers la mosquée.
Allons, au revoir...

"Savez-vous que vous êtes très jolie ?"
J'imagine la stupéfaction sur mon visage. Je la vois, en fait, dans son oeil éclaboussé de rire. Elle avait passé deux doigts sur ma joue en disant cela et j'étais une vivante statue de l'ébahissement. Sa main était restée sous mon menton, heureusement, sans quoi il serait peut-être tombé...
Non je ne savais pas, non personne ne me l'avait jamais dit, ni ne me l'a redit depuis d'ailleurs. Et je secouais doucement la tête pour dire ce non.
Sans cesser de sourire, elle fit alors glisser sa main vers ma nuque. C'était un geste très doux, aimant, sous mes cheveux, dans le col de ma veste. Et sa main était chaude et ferme, sans violence.

Que dire d'autre ? Nous nous sommes embrassées là, à ce carrefour. Le soleil de février était presque tiède et faisait des reflets mordorés dans sa chevelure.
Elle a posé ses lèvres au coin des miennes tout doucement, comme pour ne pas me faire peur. Petit baiser fugitif sur la commissure, puis elle a embrassé ma bouche, un sourire dansant encore dans les yeux.
Que c'était bon ! Qu'il était doux de lui rendre sa douceur, de poser à mon tour mes mains sur ses épaules, son cou. Nos lèvres s'étaient trouvées légères, faciles et le baiser fut lent, délicieux, propagé dans tout le corps par une vague de plaisir et de désir que nous savions chacune reconnaître en l'autre.

"Encore une fois." Etait-ce elle ou moi ? Ce fut dit.
Quelques passants ont fait crisser les graviers des allées un peu plus loin, nous voyant sans doute sans oser nous regarder.
Je me souviens de la saveur de ce baiser, de son visage contre le mien, de sa bouche.
Je me souviens que nous avons délacé tout doucement nos cheveux, que nous avons laissé glisser nos bras, refluer nos sourires.

"Allons, il faut y aller." En disant cela, elle faisait un petit hochement de tête. Nous avons reculé d'un pas puis elle s'est éloignée, lentement, en se retournant pour un dernier regard, un dernier sourire dans la pâleur de l'hiver.

Oui, nous sommes parties chacune de notre côté et ce baiser m'est resté.
Je ne l'ai jamais revue mais j'ai continué à l'aimer, elle, son baiser et sa simplicité.



Leïla Zhour
septembre 1999


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